- Des stages pour prendre en main sa gestion forestière -

Anne Cornette est propriétaire de parcelles forestières en Charente-Maritime et en Gironde, principalement boisées en pin maritime.
Anne Cornette est propriétaire de parcelles forestières en Charente-Maritime et en Gironde, principalement boisées en pin maritime.

Bois et Forêts  : Qu’est-ce qui a motivé votre participation au stage de FOrmation à la GEstion FORestière (FOGEFOR) ?

Anne Cornette : Un des éléments déclencheurs est sans-doute la tempête Klaus de janvier 2009 qui a causé de gros dégâts dans ma forêt. Il devenait alors urgent d’avoir des conseils pour gérer cette situation. De plus, je savais que j’aurais à reprendre le flambeau de la gestion de notre indivision sur de grandes surfaces, pour lesquelles il était nécessaire d’optimiser les interventions.

B. & F. : Comment s’est passée la formation ?

A. C. : La formation est bien équilibrée avec des exposés en salle le matin et du terrain l’après-midi. L’ambiance est très conviviale. La diversité des stations visitées et des intervenants est intéressante car elle permet d’avoir des approches différentes. C’est vraiment varié et ça rend curieux. Les techniciens et ingénieurs sont là pour nous guider, nous indiquer les erreurs à éviter en les illustrant par des cas concrets sur le terrain. Ils mettent l’accent sur des conseils de gestion simples à appliquer comme le fait de laisser de la ronce dans les jeunes boisements pour éviter ou limiter les dégâts de gibier.

B. & F. : Ce stage a-t-il modifié votre approche de la forêt et de sa gestion ?

A.C. : J’ai mis rapidement en application ce que j’ai appris. Je sais repérer les limites de mes parcelles avec un GPS, déterminer les surfaces... Je suis en mesure de refaire moi-même mon Plan Simple de Gestion. J’ai récemment redéfini mon parcellaire forestier pour créer des entités homogènes. J’ai également établi le programme des coupes et des travaux. On arrive au stage avec des certitudes et on repart plein d’humilité. On se rend compte qu’on a beaucoup de choses à apprendre. Après ces formations, on a les éléments de base pour gérer sa forêt, pouvoir discuter avec les entrepreneurs de travaux forestiers et vendre ses bois. Ma vision de la forêt est complètement différente. Je sais maintenant sur quoi je dois porter mon attention. En tant que néophyte, on regarde nos pieds alors qu’il faut regarder vers la cime des arbres. Je réfléchis à plus long terme car la forêt est un patrimoine que l’on doit transmettre. J’ai pris goût à la sylviculture et j’ai pris conscience de l’importance du maintien de la biodiversité. Par exemple, je n’avais auparavant aucune idée des espèces présentes et de la conséquence de certains travaux sur l’environnement. J’ose maintenant me lancer dans de nouvelles aventures comme des achats de parcelles de feuillus, de la régénération naturelle en chêne, de nouveaux reboisements...

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Bois et Forêts
CRPF
2ème trimestre 2014 86 L’Interview
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