- L’ONCFS travaille pour un meilleur équilibre sylvo-cynégétique -

Gérard RUVEN

Gérard RUVEN est chef de la cellule technique de la délégation interrégionale Poitou-Charentes Limousin de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Bois et Forêts : Pouvez-vous nous présenter l’ONCFS et ses principales missions ?

Gérard Ruven : Créé en 1972, l’Office National de la Chasse est devenu en 2000 l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Cet établissement public est placé sous la double tutelle des deux ministères en charge de l’environnement et de l’agriculture. En Poitou-Charentes, 50 agents en uniforme travaillent sur le terrain. Ils assurent trois missions principales : Surveiller, Connaître et Expertiser. La « garderie » (police de la chasse et de l’environnement) occupe plus de 70 % de leur temps. Les deux autres volets, bien que moins connus, sont essentiels. A titre d’exemple, on peut citer le travail actuellement mené sur la connaissance du castor qui regagne progressivement son territoire ou encore le suivi sanitaire de la faune sauvage. Le partenariat avec les autres acteurs du territoire est activement recherché : tous les ans une journée de la recherche et du développement leur est ainsi ouverte.

B. & F. : Dans quels cas le propriétaire forestier peut-il avoir affaire à l’ONCFS ?

G. R. : Les agents de l’ONCFS sont habilités à surveiller les territoires ruraux, informer et sensibiliser les chasseurs et les usagers de la nature. Ils recherchent et constatent les infractions, verbalisent les contrevenants. Il s’agira par exemple de nuisances dues aux motos, véhicules 4 x 4 et autres quads, qui sont sources de dérangements pour la faune et de dégâts sur les sols. La destruction d’habitats naturels est verbalisable.

B. & F. : L’équilibre sylvo-cynégétique fait-il partie de vos préoccupations ?

G. R. : Bien entendu, mais son appréciation directe est délicate du point de vue technique. L’estimation des dégâts varie beaucoup selon les personnes et le comptage précis et fiable des animaux est quasiment impossible. Nous travaillons donc avec les organismes de recherche sur des indicateurs de changement écologique. Ceux-ci permettent de suivre l’évolution de l’état d’équilibre biologique entre la capacité d’accueil du milieu et les animaux. Par exemple, une réduction du poids et de la fécondité des animaux, une augmentation des indices de consommation de la flore traduisent un état d’équilibre qui se dégrade. Mais cette évolution peut autant résulter d’une augmentation de la charge animale que d’une réduction de la valeur alimentaire des habitats. A cet égard, nous sommes très vigilants sur les effets du changement climatique qui impacteront forcément cette valeur alimentaire du milieu. Le sanglier semble en profiter, le chevreuil saura-t-il s’y adapter ?

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Bois et Forêts
CRPF
2ème trimestre 2013 82 L’Interview
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