- La filière bois bûche se professionnalise -

Cette brochure est disponible sur simple appel au 05.49.52.23.08.
Cette brochure est disponible sur simple appel au 05.49.52.23.08.

Avec la flambée des prix du pétrole, toutes les énergies alternatives aux énergies fossiles trouvent un regain d’intérêt auprès du public. Le bois profite une nouvelle fois de cet engouement pour les énergies renouvelables.

Bûche, granulé, bois déchiqueté, sciure : les solutions pour se chauffer au bois sont multiples. Parmi tous ces produits, c’est encore la bûche qui occupe le devant de la scène, soit plus de 90 % du volume de bois-énergie consommé en France. C’est en effet pour les poêles ou les foyers fermés que le bois est le plus souvent utilisé. Mais le marché de la bûche est mal connu des statisticiens car la grande majorité du volume consommé échappe à tout acte marchand déclaré : autoconsommation, vente de gré à gré, travail au noir. Il est donc difficile pour un client qui achète des bûches dans ces circuits parallèles d’avoir un recours en cas d’insatisfaction sur le bois livré.

C’est donc avec un objectif de « moralisation » de ce marché que les quelques professionnels de la filière en Poitou-Charentes se sont regroupés il y a une quinzaine d’années au sein d’une association dénommée « Qualiflam’Bois ». Cette initiative, soutenue par le CRPF et l’ADEME [1] a un double objectif : l’information des clients sur le produit bois-bûche et l’établissement d’une charte de qualité que les adhérents de l’association s’engagent à respecter.

Une brochure explicative, distribuée à tous les clients, a été éditée et remise à jour en 2006. De nombreux éléments importants y sont développés : nature de l’essence livrée, degré d’humidité du bois, précisions sur les unités de mesure et rappel de quelques règles de sécurité pour le chauffage au bois. Actuellement, cinq négociants sont adhérents de cette association sur la vingtaine recensée officiellement en Poitou-Charentes. Leur objectif est que chaque client soit totalement informé sur les caractéristiques du produit qu’il achète. Chaque catégorie a en effet des qualités et donc des prix différents.

Parallèlement à cette normalisation, on a assisté ces vingt dernières années à une modernisation des entreprises de bois de chauffage. Quelques unes ont développé le façonnage du bois en fagots d’un stère de 1,13 m de diamètre à l’aide de liens qui permettent ensuite une manipulation facile à la grue et une vérification aisée des volumes par le client. Certaines entreprises sont équipées de combinés automatiques « scies-fendeuses » qui reconditionnent les bûches à la dimension voulue après transport des rondins en deux mètres au dépôt de l’entreprise. Face à une demande qui ne cesse d’augmenter, le conditionnement a évolué. Certains professionnels ont donc investi dans de nouvelles techniques (fagots cerclés, palettes sous film plastique..).

Aujourd’hui, c’est sur les déchets issus de l’exploitation du bois bûche que se penchent les professionnels. En effet, après broyage, les perches de moins de 8 cm de diamètre servent à la production de bois déchiqueté. Ce produit en plein essor permet l’alimentation de chaudières automatiques. Mais l’exploitant forestier doit être très bien organisé pour fournir ce produit en provenance de forêt à un prix compétitif par rapport au produit issu des déchets de scierie broyés. Isabelle Barranger Jean-Marc Demené

Télécharger un modèle de contrat de vente de bois de feu

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Isabelle BARRANGER et Jean-Marc DEMENE
CRPF
4ème trimestre 2006 56 Economique

[1] Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie

Dans la même rubrique
  1. Le séchage est indispensable à la mise en œuvre du bois
  2. Le prix des forêts a progressé entre 2000 et 2006
  3. La filière bois bûche se professionnalise
  4. Regain d’intérêt pour une énergie renouvelable bon marché : le bois
  5. Les coopératives se regroupent pour s’adapter au marché
  6. Bien choisir sa méthode de vente de bois
  7. Le tiers des bois commercialisés en France est destiné à la trituration
  8. La vente bord de route permet de valoriser les bois grâce au tri
  9. De nombreux paramètres influent sur le prix d’achat d’une coupe de bois d’œuvre
  10. Les beaux jours du piquet de châtaignier et de robinier
  11. La filière bois constitue un atout majeur pour la région Poitou-Charentes
  12. Des plans de massifs pour dynamiser la gestion forestière des petites propriétés
  13. Un contrat de vente écrit pour éviter les contentieux
  14. Inflation sur les travaux
  15. La valeur d’une forêt ne dépend pas que du sol et du peuplement
  16. L’ECIF : un nouvel outil de restructuration foncière basé sur le volontariat
  17. Le boisement contribue à protéger la ressource en eau
  18. Toute vente de bois doit être suivie de près
  19. Le chauffage aux granulés de bois fait son entrée en France
  20. L’ECOCERTIFICATION, le prix à payer pour vendre ses bois.
  21. Du concentré de chêne pour bonifier les eaux de vie
  22. Un gisement de bois régional important : les produits connexes des industries
  23. Un taux réduit de T.V.A. accessible à tous
  24. Le peuplier, emballage propre
  25. L’abattage du châtaignier se mécanise
  26. Une embellie sur le marché du chêne
  27. Tonnellerie : des fûts en manque de chênes régionaux
  28. Baisse de la TVA à 5,5 % pour les travaux forestiers
  29. Commercialisation et reconstitution : l’union fait la force
  30. Seules les forêts assurées seront indemnisées
  31. L’élagage du pin maritime est payant
  32. Mécanisation : une machine abat le travail de six bûcherons
  33. Modes de vente : mode d’emploi
  34. Des premiers résultats encourageants pour les Plans de Développement de Massif
  35. L’éclaircie de taillis : un investissement qui rapporte
  36. La Région finance le boisement des périmètres de captage d’eau potable
  37. En populiculture, la valeur n’attend plus le nombre des années
  38. Les 24 millions d’arbres replantés seront à couper d’ici quarante ans
  39. Le bois nouveau pétrole vert ?
  40. Deux nouvelles usines de déroulage de peuplier pour le grand Sud-Ouest
  41. Un film au service de l’éclaircie de taillis
  42. La surface des forêts françaises commence à diminuer
  43. Des reboisements de qualité mais plus économiques
  44. L’industrie du châtaignier s’adapte aux nouveaux marchés
  45. La comparaison économique entre régénération naturelle et artificielle s’avère délicate
  46. La filière peuplier menacée en Poitou-Charentes
  47. Développer les usages du bois sans augmenter les importations
  48. Marais poitevin : le peuplier sur la sellette
  49. Le chauffage aux bûches doit se moderniser pour mériter le titre d’énergie propre
  50. Tempête et incendie : un nouveau contrat d’assurance pour les sylviculteurs
  51. La chasse peut améliorer les revenus forestiers
  52. Une étude confirme l’efficacité des plans simples de gestion
  53. La ressource forestière régionale ne couvre pas les besoins de l’industrie
  54. Feuillus précieux : des marchés réduits, une demande fluctuante
  55. La filière peuplier aide financièrement la replantation
  56. Vente de bois : une cotisation obligatoire pour l’interprofession forestière
  57. L’essor du bois énergie sera-t-il compatible avec la ressource ?
  58. Les plants de peuplier soumis à redevance
  59. La Cotisation Volontaire Obligatoire : quelques précisions importantes
  60. Après les résineux, l’exploitation mécanisée se développe dans les taillis
  61. La tonnellerie charentaise en tête de la production mondiale
  62. Cuber et estimer une coupe est un vrai métier
  63. Des aides financières localisées pour améliorer les peuplements feuillus
  64. Nouveaux financements privés expérimentaux pour relancer la populiculture
  65. Pas de populiculture rentable sans élagage
  66. Le prix du Chêne en forte hausse
  67. L’intervention d’un gestionnaire forestier est un investissement nécessaire
  68. 2000 chênes pour faire renaître un bateau