- La valeur du bois de peuplier diminue depuis un quart de siècle -

Une note d’optimisme, le revenu du propriétaire ne dépend pas que du seul prix au mètre cube. Il faut savoir que la productivité moyenne d’un hectare de peuplier a presque doublé en vingt cinq ans !
Une note d’optimisme, le revenu du propriétaire ne dépend pas que du seul prix au mètre cube. Il faut savoir que la productivité moyenne d’un hectare de peuplier a presque doublé en vingt cinq ans !

Depuis la hausse des prix de 1979-1980, le prix de vente des peupliers sur pied est resté le même en francs courants. Dans la région le prix moyen de vente du mètre cube était en 1979 de 274 francs toutes grosseurs confondues, à l’automne 2003 il était de 261 francs (40 €). Si l’on tient compte de l’inflation, le prix réel a donc diminué de plus de moitié en 24 ans. Ce prix moyen en 2003 est voisin de celui de la période 1979-1999, la période 2000-2002 ne pouvant servir de référence à cause de la plongée catastrophique des cours après la tempête de décembre 1999.

Le marasme touche particulièrement les gros bois de plus de deux mètres cubes pièce. Ces bois bénéficiaient d’une surcote à l’achat de 50 % en 1978-1979, celle-ci n’était plus que de 30 % avant la tempête pour tomber à 19 % à la fin de 2003 sur les quelques ventes réalisées. L’intérêt du populiculteur n’est donc plus aujourd’hui de produire des gros bois.

Cependant, cette baisse des prix pourrait être tempérée à moyen terme par les conséquences de la tempête. En effet, jusqu’à 2010 on prévoit un déficit d’approvisionnement des industries de 60 à 75 % dans notre région, le retour au niveau de production d’avant 1999 ne devrait pas être atteint avant 2020. Tant que la demande sera supérieure à l’offre régionale, le coût des transports sur les bois provenant d’autres régions devrait favoriser le peuplier régional. A condition bien sûr que ces bois soient de qualité équivalente, c’est-à-dire taillés et élagués, préalable indispensable pour des bois destinés à être exploités avant l’âge de 20 ans.

Cette hypothèse dépendra malgré tout de la concurrence internationale. Les importations de contreplaqué indonésien ou chinois 30 % moins cher, le déroulage des résineux pour le contreplaqué, la concurrence persistante de l’okoumé, un euro fort pénalisant les exportations, sont autant de facteurs qui limiteront la remontée du prix du peuplier.

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Jean-Marc DEMENE Bruno Jarny
CRPF
3ème trimestre 2004 47 Essence
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