Marssonina, cloque) attaquent le feuillage des peupliers entrainant des défeuillaisons qui affaiblissent les arbres et favorisent l’installation d’un parasitisme de faiblesse qui entraine leur mort.">

- Les maladies du feuillage des peupliers -

LES ROUILLES

Fructifications d'une rouille sur la face inférieure d'une feuille de peuplier (Photo CRPF Poitou-Charentes) Il existe trois espèces de ce champignon foliaire. Les deux premières sont présentes en Poitou-Charentes :

      • Melampsora allii populina ;
      • Melampsora larici populina
        (races E1 ; E2 ; E3 ; E4 ; E5) ;
      • Melampsora medusae.

L’attaque se manifeste par l’apparition de pustules orangées sur la face inférieure des feuilles, parfois dès juin. Elle entraîne la chute précoce des feuilles et provoque alors une réduction de la croissance.

Les dégâts dépendent de la précocité et de la sévérité de l’attaque. Cette dernière est aggravée en présence d’une forte hygrométrie, d’une température moyenne et d’un confinement des arbres.

Les attaques précoces entraînent des dérèglements physiologiques qui perturbent l’aoûtement et la constitution des réserves en fin de saison.

Des défeuillaisons répétées affaiblissent considérablement les peupliers et favorisent l’apparition d’un parasitisme de faiblesse (Discoporium ; Cytospora).

Tous les cultivars n’ont pas le même degré de sensibilité :

CULTIVARS SENSIBILITE ESPECES ET RACES DE ROUILLE
‘Blanc du Poitou’ Faible Toutes les rouilles
‘Dorskamp’ Moyenne Race E4 de M. larici populina
‘Flévo’ Faible Race E4 de M. larici populina
‘I.214’ Légère Toutes les rouilles
‘I.45.51’ Faible à moyenne Toutes les rouilles
‘Alcinde’ Faible Toutes les rouilles
‘Beaupré’ Forte Race E4 de M. larici populina
‘Unal’ Moyenne M. larici populina
‘Triplo’ Faible Toutes les rouilles
‘Koster’ Faible Toutes les rouilles
‘Raspalje’ Légère Toutes les rouilles

Lutte préventive :

Préférer des cultivars tolérants à plusieurs espèces et races de rouilles. Diversifier au maximum les cultivars tant au niveau de la parcelle qu’à l’échelle régionale en limitant les surfaces unitaires par cultivar à 2-3 ha.

Les cultures monoclonales augmentent considérablement les risques de développement épidémique des rouilles.

LA BRUNISSURE DU FEUILLAGE (Marssonina brunea)

L’attaque de ce champignon se manifeste par la présence de taches brunes sur les feuilles et les nervures. Les tissus qui les entourent jaunissent puis brunissent.

Une forte attaque sur les cultivars sensibles provoque une chute précoce des feuilles, parfois dès les mois de mai et juin.

Les défeuillaisons précoces entraînent une réduction de la croissance. Des attaques répétées affaiblissent considérablement les peupliers et favorisent l’apparition d’un parasitisme de faiblesse (Discoporium ; Cytospora).

La conjugaison de précipitations importantes et de températures moyennes de 12 à 20°C est favorable au développement de la maladie. Tous les cultivars n’ont pas le même degré de sensibilité :

Cultivars indemnes ou peu sensibles ‘Unal’, ‘Raspalje’, ‘Dorskamp’, ‘Flévo’, ‘Triplo’
Cultivars sensibles ‘Blanc du Poitou’, ‘Robusta’
Cultivars très sensibles ‘I.214’, ‘I.45-51’, ‘Ghoy’, ‘Koster’

Lutte préventive :

Préférer des peupliers tolérants et favoriser les cultures multi clonales en limitant les surfaces unitaires par cultivar à 2-3 ha.

Elaguer pour éliminer une partie de l’inoculum contenu au niveau des rameaux et pour favoriser la ventilation de la peupleraie.

TRAITEMENT POUR LES ROUILLES ET MARSSONINA

Un produit est homologué : ANTREX© (matière active : cyproconazole), à la dose de 80 g de produit par hectolitre d’eau.

Ce traitement est coûteux et difficile à mettre en œuvre

LA CLOQUE DORÉE (aphrina populina)

Ce champignon apparaît sous la forme de boursouflures de 1 à 3 cm de diamètre à la face supérieure des feuilles. A la face inférieure, les cloques sont tapissées d’une poussière jaune d’or (spores du champignon).

C’est un pathogène printanier favorisé par les fortes hygrométries. Son développement est contrarié par des températures estivales élevées. La maladie entraîne le dessèchement et la chute prématurée des feuilles. La cloque n’a généralement que peu d’incidence sur la croissance des arbres.

Elle affecte de nombreux peupliers. Le ’Blanc du Poitou’ est un des cultivars les plus sensibles.

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