- Les plants à racines nues : démodés mais toujours fiables -

Les qualités de l’enracinement des plants en racines nues donnent des garanties sur le long terme au propriétaire. Malgré leurs atouts, la commercialisation de ces plants recule chaque année un peu plus devant la progression de celle des plants en mottes, appelés aussi plants en godets. Initialement développés pour la production de plants résineux, ceux-ci sont maintenant très utilisés pour produire des feuillus. On doit ce succès aux multiples avantages pratiques de la motte. Mais si les atouts de ces plants sont incontestables, leur supériorité, à terme, sur les plants à racines nues n’est pas démontrée.

La certitude d’une bonne conformation du système racinaire est un atout du plant à racines nues, puisque par définition celles-ci sont visibles à la livraison. Tout plant mal conformé peut et doit être refusé à la réception.

S’ils possèdent en général moins de chevelu (petites racines) que les plants en mottes, leur architecture de base est moins comprimée et favorise ultérieurement un bon développement souterrain de l’arbre.

En plus d’une bonne croissance, des racines adultes bien développées assurent une meilleure résistance au vent et aux périodes de sécheresse.

Les pépiniéristes ont fait preuve au cours des trois dernières décennies d’ingéniosité pour inventer des systèmes empêchant les racines de tourner dans leur godet. Mais ce mode de production sera toujours une limite au libre développement des racines maîtresses. On a souvent vérifié qu’un système racinaire contrarié au début de la vie d’un arbre lui laisse un handicap persistant.

Enfin, le prix des plants à racines nues est également un atout à retenir par le propriétaire, puisqu’ils coûtent en moyenne moins cher que les plants en godets.

Ces derniers sont en revanche très pratiques pour le planteur. Conditionnés en cagettes, ils sont faciles de manutention et évitent la fastidieuse mise en jauge le jour de la livraison. Lors du transport on ne risque pas le dessèchement des racines par le vent. Un arrosage régulier des plants maintiendra leur fraîcheur plusieurs semaines. L’habillage, rafraîchissement des racines au sécateur avant plantation, n’est plus nécessaire. La plantation en mottes est toujours plus facile et plus rapide qu’avec des racines nues qui exigent un soin particulier. De plus cette plantation peut être faite à la canne à planter, voire mécanisée. Enfin, les plants en mottes supportent une installation tardive. Dans tous les cas des précautions impératives sont à prendre lors de la plantation : mouiller préalablement les mottes avant plantation, et les recouvrir de terre avant tassement pour éviter l’effet mèche de dessèchement. On constate en général un très bon taux de reprise des plantations en godets.

Si les avantages du plant en motte sont visibles immédiatement, on ne doit pas oublier qu’un arbre vit plusieurs dizaines d’années et que son avenir dépend avant tout de ses racines.

Quelques minutes de stockage au soleil et au vent peuvent entraîner un taux d’échecs important pour la plantation.
Quelques minutes de stockage au soleil et au vent peuvent entraîner un taux d’échecs important pour la plantation.
Auteurs et organisme Date N°  Rubrique

Bois et Forêts
2ème trimestre 2001 34 Technique
Dans la même rubrique
  1. Cloisonnement et double marquage
    pour réussir les éclaircies de taillis de chêne

  2. La plantation d’automne est préférable
    pour les plants à racines nues

  3. Les techniques de plantations de haies évoluent
  4. Forestiers et chasseurs sont les partenaires obligés de demain (2)
  5. La sylviculture, c’est doser la lumière au profit de chaque arbre d’avenir
  6. Forestiers et chasseurs sont les partenaires obligés de demain (1)
  7. La provenance des plants est très réglementée
  8. Protections et affûtage : indispensables pour tronçonner en sécurité
  9. Le FOGEFOR, une formation adaptée à tous les propriétaires forestiers
  10. Les coupes traditionnelles ne sont plus adaptées à la gestion des taillis
  11. Et si le dépérissement du châtaignier n’était pas une fatalité …
  12. Les éclaircies valorisent les taillis de châtaigniers
  13. Il est simple de cuber un arbre abattu
  14. Les sylviculteurs doivent savoir différencier les chênes pédonculé et sessile
  15. Plantation dense et conduite énergique sont recommandées pour le Chêne rouge
  16. Face à la demande les constructeurs de maisons à ossature bois s’organisent - (2ème partie)
  17. La construction bois présente de nombreux atouts
  18. L’enrichissement d’un mauvais taillis ne doit pas se faire à l’économie
  19. Le plan de chasse doit devenir un véritable outil de gestion
  20. Poirier commun et Pommier sauvage sont aussi des arbres forestiers
  21. La forêt tire parti de la gestion des lisières
  22. Régénérons nos taillis de châtaignier pour les convertir en futaie
  23. Les peuplements irréguliers nécessitent une gestion soignée
  24. Un groupe de travail pour promouvoir le robinier « faux-acacia »
  25. Le cubage des arbres sur pied n’est qu’une estimation
  26. Maritime, taeda ou laricio : chaque pin a sa place
  27. Quatre siècles n’ont pas changé la méthode de fabrication des feuillards
  28. L’Aulne Glutineux : essence à planter dans les terrains humides
  29. Vendre à temps ses bois et mieux se structurer sont deux des leçons à retenir de la tempête
  30. Bien analyser les risques sanitaires avant reconstitution
  31. Le platane, une alternative au peuplier en station alluviale séchante
  32. Le dernier des feuillardiers
  33. L’amélioration du foncier, l’exemple des Deux-Sèvres
  34. La typologie apporte de la rigueur à la description des peuplements
  35. La gestion des ripisylves conditionne la vie aquatique
  36. Bien décrire ses bois pour bien choisir leur gestion
  37. Le pieu à moules doit rester en chêne
  38. Menaces sur l’avenir du taillis simple
  39. Des règles simples pour conduire et renouveler les futaies régulières
  40. Les caractéristiques défavorables du sol limitent les choix du reboiseur
  41. LA TEMPETE PROFITE AUX GRANDS ANIMAUX
  42. Rajeunir le châtaignier pour limiter ses maladies
  43. Contre l’Hylobe, mieux vaut prévenir que guérir
  44. Courte et rentable, la sylviculture de l’acacia ne manque pas de piquants
  45. De la charpente au tranchage, trois sylvicultures pour le Pin laricio
  46. Les plants à racines nues : démodés mais toujours fiables
  47. Le Pin laricio de Corse : un montagnard qui s’enracine dans nos plaines
  48. Deux chênes de pays, un même objectif mais deux sylvicultures
  49. Bois d’alisier et cormier : la région peut mieux faire
  50. Planter des aulnes pour stabiliser les berges
  51. Des plants de qualité en quantité pour les boisements de chêne
  52. Les bûcherons au secours des machines d’abattage dans les chablis résineux
  53. Le mélange taillis-futaie permet une récolte de bois d’oeuvre à chaque génération de propriétaire
  54. Les Grandes chênaies peuvent être régénérées sans plantation
  55. Les scieries mobiles peuvent participer au service des bois abattus
  56. L’exploitation des bois sinistrés : une tâche énorme, dangereuse et coûteuse
  57. Le quart de la forêt régionale abattu en 4 heures
  58. Sauvetage des bois : les résineux les plus menacés
  59. Le Dessouchage : un investissement lourd, rarement rentable
  60. Les layons, passages obligés des éclaircies de taillis
  61. Boisement de terres agricoles - Le Pin maritime doit être exploité avant 30 ans
  62. PROSILVA une sylviculture invisible
  63. Le Merisier veut de l’ambiance
  64. Tout sur la plantation des noyers
  65. Le Pin taeda appelé à côtoyer le Pin maritime
  66. Pin maritime, laricio et taeda : une sylviculture proche pour des résultats différents
  67. Dépolluer puis se chauffer grâce aux taillis à très courte rotation
  68. Tous les sols ne sont pas au goût de la truffe
  69. Le peuplier nécessite une plantation soignée à un mètre de profondeur minimum
  70. Taillis : un inventaire par échantillonnage
  71. La Trufficulture ne laisse pas de place à l’improvisation
  72. LA TRONÇONNEUSE, UN OUTIL DANGEREUX A CHOISIR AVEC SOIN
  73. Noyers : le semis s’enracine
  74. Les retombées techniques positives de l’ouragan Martin
  75. Cheval et cheval vapeur se complètent pour le débardage du bois
  76. Entretien des boisements : attention aux outils lourds
  77. Produire plus rapidement diminue les risques
  78. Trois sites internet de cartographie très utiles aux propriétaires
  79. Les sondages de sol sont indispensables pour choisir la bonne essence
  80. La régénération naturelle des futaies nécessite un diagnostic préalable
  81. Les Plans Simples de Gestion vont concerner 360 nouvelles propriétés en Poitou-Charentes
  82. La taille et l’élagage du peuplier doivent être adaptés à chaque cultivar
  83. Le tassement du sol altère ses qualités
  84. L’éclaircie des noyers à bois : un sacrifice indispensable
  85. Les techniques de réhabilitation d’une ripisylve
  86. L’exploitation mécanisée des taillis se généralise
  87. La protection des plantations contre les cervidés coûte cher
  88. Une démarche logique pour élaborer son plan simple de gestion
  89. Carte IGN, plan cadastral et photo-aérienne réunis sur un même site internet
  90. La mécanisation diminue les coûts des éclaircies des jeunes taillis de châtaignier
  91. Travail du sol : des alternatives à la charrue à socs
  92. Un an de réflexion avant de boiser
  93. Taillis de chêne : la coupe rase n’est pas toujours la solution
  94. Plantations d’enrichissement : un minimum de plants mais un maximum de soins
  95. La délicate gestion des peuplements irréguliers
  96. La replantation des peupliers doit être planifiée dès la vente des bois
  97. Des matériels de taille et d’élagage à la portée du sylviculteur
  98. Pas de plantation performante sans plants de qualité
  99. Pistes, routes et places de dépôt sont indispensables pour la sortie des bois