- Trois questions à François Caillaud -

François Caillaud est le responsable du service gestion de la Coopérative forestière Garonnaise (COFOGAR) pour la région Poitou-Charentes.

Bois et Forêts : Quelles sont les raisons qui ont amené votre coopérative à créer un service gestion en Poitou-Charentes ?

François Caillaud : La COFOGAR est présente dans la région à la suite d’accords de partenariat passés il y a plus de 12 ans avec la coopérative forestière Poitou-Charentes. Notre activité exploitation forestière s’est considérablement développée du fait de la tempête de décembre 1999 pour écouler les chablis. 60 000 m3 par an ont ainsi été commercialisés en Poitou-Charentes. Face à une demande pressante des sylviculteurs pour remettre en valeur leurs parcelles, il nous a paru indispensable de créer en mars 2001 un service sylviculture-gestion-conseils. La COFOGAR a donc demandé et obtenu son agrément pour la région Poitou-Charentes. Plus de 450 ha ont ainsi été nettoyés et replantés au cours de la saison qui s’achève, la coopérative ayant assuré l’avance de trésorerie. Notre rôle ne s’arrête pas à cette phase de remise en état, puisque nous proposons d’ores et déjà d’intervenir dans la rédaction des documents de gestion (diagnostics forestiers, plans simples de gestion, contrats de suivi de la gestion…) et pour toutes les opérations sylvicoles de type boisement de terres agricoles ou amélioration des peuplements existants.

B. & F. : Les peupleraies ont beaucoup souffert de la tempête, comment envisagez-vous l’avenir de votre activité peuplier ?

F.C : La COFOGAR couvre un vaste secteur géographique comprenant les régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes. Elle exploite également, via sa filiale UBS (Union des Bois du Sud), des bois en Pays de Loire et région Centre. Ce maillage permettra, malgré la pénurie prévue en Poitou-Charentes dans les années à venir, de répondre aux besoins des industriels locaux. D’autre part, face à cette situation, nous devons poursuivre la diversification de nos marchés en renforçant l’exploitation d’autres essences feuillues et résineuses.

B. & F. : Comment la COFOGAR intègre-t-elle la demande de bois écocertifiés ?

F.C. : La demande de nos clients, concernant des approvisionnements en produits écocertifiés, est forte depuis le début de l’année. Des quotas sont déjà fixés par certains industriels, papetiers notamment.

Pour répondre à cette demande, la COFOGAR a mis en place une chaîne de contrôle permettant de garantir la traçabilité et la commercialisation des bois écocertifiés. Cette certification s’inscrit dans une démarche de groupe menée par 20 coopératives forestières au sein de l’Union des Coopératives Forestières Françaises. Au-delà de la traçabilité des bois, nous visons l’obtention de la certification environnementale ISO 14001 prévue fin 2003.

Notre objectif est de faire connaître à un maximum de propriétaires forestiers ce programme de gestion durable des forêts qui s’inscrira dans la démarche régionale PEFC.

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Bois et Forêts
3ème trimestre 2003 43 Trois questions à
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