- Trois questions à Patrick Lecointre -

Patrick LECOINTRE

Patrick Lecointre est propriétaire d’un bois d’une trentaine d’hectares dans le canton de Pleumartin (Vienne). Depuis novembre 2006, il est président de l’association Formation à la Gestion Forestière (Fogefor).

Bois et Forêts  : Comment vous êtes-vous formé à la gestion forestière ?

P. Lecointre : En 1999 j’ai eu un coup de cœur pour une petite maison dans le nord-est de la Vienne. Elle était mise en vente avec un bois de 25 ha : c’est ainsi que je suis devenu propriétaire forestier. La forêt, c’était pour moi le souvenir de longues promenades dans les bois de mon grand-père à mon adolescence ; mais ensuite une vie de marin m’avait éloigné des espaces verts. Je n’avais donc aucune notion de gestion forestière.

Soucieux de faire fructifier ce nouvel élément de mon patrimoine, je me suis renseigné auprès d’amis voisins, propriétaires forestiers. J’ai ainsi connu le Centre Régional de la Propriété Forestière et, grâce aux conseils des techniciens, je me suis inscrit à un stage Fogefor de base, puis rapidement à un stage de rédaction de plan simple de gestion. Par la suite, j’ai assisté à différentes journées de formation ou d’information portant sur les thèmes qui m’intéressaient ; j’ai également suivi deux stages organisés, à Paris, par la fédération nationale des syndicats de forestiers privés.

B. & F : Quels sont les avantages et inconvénients d’un cycle Fogefor ?

P. L. : Le stage Fogefor de base permet, en dix journées à raison d’une par mois, de balayer tous les aspects de la gestion forestière en mêlant harmonieusement exposés en salle et formation pratique sur le terrain. Pour un néophyte, c’est le moyen idéal pour acquérir les connaissances suffisantes pour pouvoir discuter de la gestion de ses bois avec un expert ou un technicien. Pour un sylviculteur déjà averti, c’est l’occasion de mettre à jour ses connaissances.

Comme inconvénients, je vois surtout l’impossibilité de sélectionner seulement les thèmes que l’on souhaite et l’impression, souvent ressentie, de survoler les sujets abordés. Je comprends ce type de critiques mais je dirais, d’une part, qu’il est impossible de faire une formation à la carte pour un ensemble aussi vaste et, d’autre part, que le but du Fogefor n’est pas d’approfondir les sujets traités mais de donner les éléments de base pour aborder ensuite, avec profit, des formations plus spécialisées.

Il me paraît important de souligner, pour tous ceux qui hésitent à se lancer dans ce type de formation, que l’état d’esprit qui prévaut dans un stage Fogefor est certainement l’un de ses atouts majeurs. Tous ceux qui ont suivi, comme moi, le dernier stage en Poitou-Charentes se souviendront longtemps de l’ambiance de franche camaraderie, voire de la connivence entre stagiaires et intervenants.

B. & F : Comment participer à un stage ?

P. L. : Rien n’est plus simple : il suffit d’adhérer à l’association Fogefor ou de se renseigner auprès du CRPF. Notez qu’au numéro du quatrième trimestre de Bois et Forêts est joint un encart qui donne la liste de toutes les formations prévues pour l’année suivante. J’ajoute que le Fogefor est au service des sylviculteurs ; s’ils ne trouvent pas la formation souhaitée, ils peuvent toujours la solliciter par l’intermédiaire de leur organisme sylvicole d’expérimentation et de développement, par leur syndicat ou en téléphonant à l’ingénieur responsable du Fogefor, Martial Hommeau.

Auteurs et organisme Date N°  Rubrique
Bois et Forêts
CRPF
1er trimestre 2007 57 Trois questions à
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